(1819-1877), peintre, lithographe et dessinateur français, père du mouvement réaliste.
Né à Ornans (Doubs) il est issu d’une famille de riches propriétaires fonciers. Il fait son apprentissage du dessin au petit séminaire d’Ornans . En 1837, pensionnaire à Besançon, il s’inscrit à l’école des Beaux-ArtsÀ l’automne 1839, il emménage à Paris afin d’entreprendre
(1819-1877), peintre, lithographe et dessinateur français, père du mouvement réaliste.
Né à Ornans (Doubs) il est issu d’une famille de riches propriétaires fonciers. Il fait son apprentissage du dessin au petit séminaire d’Ornans . En 1837, pensionnaire à Besançon, il s’inscrit à l’école des Beaux-ArtsÀ l’automne 1839, il emménage à Paris afin d’entreprendre des études de droit, qu’il abandonne aussitôt pour s’adonner à la peinture. Rebelle à toute forme de convention artistique, il énonce très tôt son désir de peindre le monde d’instinct, tel qu’il lui apparaît.Après avoir essuyé plusieurs refus du Salon Gustave Courbet envoie pour le Salon de 1844 un autoportrait dit Courbet au chien noir .Durant la Révolution de 1848, Gustave Courbet tient la vedette aux « colloques » et agapes mémorables organisés à la brasserie Andler. Il y côtoie notamment ses compatriotes franc-comtois.Gustave Courbet collabore à la revue du Salut public que dirigent Champfleury et Charles Baudelaire. Le peintre prône un réalisme radical mettant l’art au service de l’homme pour rendre compte de la vie quotidienne des gens ordinaires.En 1855, plusieurs des grandes toiles de Gustave Courbet sont refusées par le jury du salon qui se tient au sein de l’Exposition universelle de Paris. Furieux, le peintre fait construire avenue Montaigne, grâce au mécénat un « pavillon du réalisme » où il présente quarante de ses œuvres dont son grand ouvrage l’Atelier du peintre. Presque aussi radical en politique qu’en peinture, Gustave Courbet est nommé le 4 septembre 1871, durant la Commune de Paris, président de la Fédération des artistes. Bien qu’il ait contribué à sauver les collections du Louvre de l’incendie des Tuileries, le peintre républicain est condamné à six mois de prison, pour complicité dans le « déboulonnage » de la colonne Vendôme. En 1873, sur l’initiative de Mac-Mahon, président de la jeune République, il est même condamné au remboursement de la totalité des frais de rétablissement de la colonne. Aussi, il s’exile en Suisse, où, ruiné, il meurt d’hydropisie.